Le premier ministre irakien Nouri al-Maliki a vivement rejeté mardi des
accusations sunnites de viol visant deux policiers, assurant qu'elles
avaient pour but de «semer la confusion» sur le plan de sécurité, avant
d'être contesté par un conseiller du vice-président sunnite.
L'affaire
a éclaté lundi soir, lorsque la Fondation sunnite, chargée de la
gestion des cultes sunnites, a accusé «des membres des forces de
maintien de l'ordre», majoritairement chiites en Irak, d'avoir violé
Sabrin al-Janabi, à al-Amil (sud-ouest de Bagdad).
Face à ces
allégations susceptibles d'attiser encore des haines confessionnelles
qui ont déjà coûté la vie à des milliers de chiites et sunnites, le
premier ministre chiite a promptement réagi, annonçant dès lundi soir
la création d'une commission d'enquête et assurant que si l'affaire
était confirmée, ses auteurs seraient sévèrement punis.
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