 GMT, GMT+1, GMT-1? la question revient sur le tapis et le débat
s'impose à chaque escalade du mercure. Et comme chaque année, «le
gouvernement étudie un éventuel passage à l'heure d'été»! Le ministre
chargé de la Modernisation des secteurs publics, Mohamed Boussaïd, a
encore une fois affirmé lundi, en réponse à une question orale à la
Chambre des conseillers, que le gouvernement menait des concertations
sur un éventuel avancement de l'horaire légal d'une heure.
Cette fois-ci, la réflexion porte sur la possibilité d'adoption du
système de double horaire été/hiver ou le passage définitif à l'heure
européenne. Rappelons que l'année dernière, après moult concertations,
le principe d'horaire d'été n'avait pas été retenu.
Cette fois-ci sera-t-elle la bonne? Il faut dire que les pressions sont
de plus en plus fortes. L'Office national de l'électricité (ONE) entend
bien peser de tout son poids pour faire adopter le GMT+1 ainsi que la
généralisation de l'horaire continu. L'Office en a fait l'une des
pièces maîtresses de son programme «Demand Side Management» dans le but
de maîtriser la demande.
L'argument fait mouche, puisque le ministre lui-même l'adopte. Une
action qui arrangerait aussi les opérateurs économiques, dont plusieurs
mettent le paquet auprès de la CGEM pour que celle-ci intervienne
auprès des pouvoirs publics. La fédération des services, affiliée à la
Confédération, a même entamé une consultation auprès de ses membres
pour recueillir le maximum d'argumentaires afin d'étayer la demande.
Les bienfaits du passage à l'heure d'été sont évidents, la principale
étant la maîtrise de la consommation d'énergie, surtout si l'on prend
en compte l'augmentation du prix des hydrocarbures sur les marchés
internationaux et ses retombées directes sur le budget de l'Etat.
L'heure d'été présente par ailleurs un autre avantage. Celui d'une
journée plus longue, ce qui encourage la consommation des ménages et le
développement du tourisme. Mais alors qu'est-ce qui bloque? Boussaïd
avance que la question nécessite «une attention toute particulière afin
d'en maîtriser tous les aspects sociaux, psychologiques et humains et
d'en mesurer l'impact sur les coutumes et traditions»
En Europe, c'est déjà établi depuis déjà plusieurs décennies. La
question est réglée: le passage intervient chaque année du dernier
dimanche de mars au dernier dimanche d'octobre. Le Vieux continent
avance ainsi d'une heure, et chaque été, le Maroc en perd une. La
différence monte donc à deux heures, puisque même en temps normal,
l'Europe continentale devance le Royaume d'une heure. Bonjour la
communication et les affaires!
Source: L'Economiste
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