Le Parlement libanais a élu le général Michel Sleimane à la présidence
du pays dimanche, comme prévu lors de l'accord de Doha de partage du
pouvoir et de réconciliation entre pro et anti-syriens.
Le vote avait été reporté 19 fois depuis le départ du président
pro-syrien Emile Lahoud à l'expiration de son mandat le 23 novembre
dernier. Le chef des armées a recueilli les voix de 118 des 127
législateurs votants, avec six bulletins blancs et trois nuls, selon le
président de l'Assemblée nationale, Nabih Berri.
Plusieurs
dignitaires étrangers, dont des chefs de la diplomatie de pays arabes
ou européens, parmi lesquels le ministre français des Affaires
étrangères Bernard Kouchner, assistaient à la séance.
La majorité
anti-syrienne et l'opposition emmenée par le Hezbollah sont parvenues à
un accord mercredi à Doha, au Qatar, pour tenter de sortir le Liban de
18 mois d'une crise politique aiguë. Le pays a failli basculer dans la
guerre civile comme en 1975-90 lors de combats de rue entre factions
qui ont fait au moins 67 morts la semaine dernière.
L'accord de
Doha est avantageux pour le Parti de Dieu, qui obtient 11 ministres
dans un nouveau gouvernement d'unité nationale contre 16 à la majorité
anti-syrienne, et bénéficiera d'un droit de veto sur les décisions du
gouvernement. Le départ des six ministres proches du Hezbollah avait
marqué un tournant dans la crise en juin 2006, paralysant l'exécutif.
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