Le Monde : L'organisation humanitaire Human Rights Watch (HRW) a accusé Israël, samedi 10 janvier, d'utiliser des bombes au phosphore blanc lors de son offensive dans la bande de Gaza. Ce type de munitions est utilisé pour créer un nuage dissimulant les opérations militaires ou alors illuminer des zones de combat. Il n'est pas formellement interdit par la législation internationale mais ce produit chimique a "un important effet incendiaire secondaire qui peut infliger de graves brûlures", indique HRW. Il s'enflamme au contact de l'oxygène et provoque immédiatement des incendies. Le protocole III de la convention de 1980 sur les armes conventionnelles interdit son utilisation contre les populations civiles ou contre les soldats installés en milieu urbain.
Il peut en effet provoquer des brûlures de la peau, et des lésions au foie, aux reins et aux poumons. Plusieurs sources médicales dans la bande de Gaza ainsi que des témoins ont indiqué que des blessés étaient couverts de brûlures. Le docteur Youssef Abou Rich de l'hôpital Nasser, à Khan Younès, a notamment assuré que ces brûlures ne pouvaient provenir que de bombes au phosphore.
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Plus encore, certains pensent que le DIME est une fois encore utilisé. Déjà, en 2006, le Guardian ( Voir site en anglais) évoque des médecins de Gaza affirmant que des patients souffrent de blessures mystérieuses après les attaques israéliennes.
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